Des écrans à la création de valeur

Les écrans sont partout! De récentes études attestent de la place prépondérante qu’ils occupent dans nos vies. Voyez plutôt : les français passent en moyenne 3 heures 50 par jour devant leur télévision, et ¾ d’heure devant leur PC. Les téléphones ne sont pas en reste puisque utilisés jusqu’à 1h15 par jour au USA, temps porté à 1h19 par les britanniques. Il y a fort à parier que les utilisateurs français soient dans le même ordre de grandeur. Et les tablettes dans tout ça ? Elles vont bien merci puisqu’il devrait se vendre quelques 6 millions de tablettes en France en 2013. Soit +65% par rapport à 2012 où 3,6 millions d’unités ont été vendues. La tendance est à l’utilisation en simultané de plusieurs écrans.

Mes écrans me rendent surpuissant

OK, et alors ? Ces appareils permettent de travailler, de s’instruire, de se divertir et de communiquer. Et tout cela de façon instantanée, en bénéficiant d’interfaces (souvent) ergonomiques. Quoi de mieux pour :

  • tenir une réunion avec 4 interlocuteurs situés dans 4 lieux différents
  • prendre des notes
  • créer des contenus grâce aux outils de CAO, PAO, MAO
  • gérer une activité avec une GPAO, un ERP
  • publier des contenus au monde entier, sur un canal sécurisé ou non
  • vendre des contenus, des produits ou services
  • parler avec des amis à l’étranger
  • rencontrer de nouvelles personnes
  • découvrir de nouvelles disciplines
  • enrichir ses connaissances
  • traduire un message
  • jouer
  • prendre des photos
  • écouter de la musique
  • regarder de la vidéo
  • lire un livre
  • régler un four micro-onde
  • commander les courses et planifier l’heure de leur récupération au drive
  • envoyer un message
  • choisir un restaurant
  • trouver un numéro de téléphone
  • appeler
  • naviguer en voiture
  • éviter les radars
  • noter un restaurant
  • mesurer une performance sportive
  • Et pour les plus à la pointe commander les courses directement sur son frigo en fonction de la recette du soir et de l’état de stocks des denrées nécessaires

Nous ne faisons pas tout cela me direz-vous. Vraiment ? Je vous l’accorde, peut être pas sur une seule journée.

Les écrans hypnotiques

Oui, mais voilà : En concentrant tout… ces appareils déconcentrent l’utilisateur. La tentation est grande de passer d’une activité à l’autre, d’un contenu à l’autre. On zappe. L’immédiateté érode la patience. Elle rend l’utilisateur moins enclin à la persévérance et pire, à l’acceptation de l’échec pourtant facteur de succès. Naturellement attiré par la facilité, il oriente ses pratiques vers la consommation passive au détriment de la production.

La maitrise de la technologie prend parfois le pas sur la création. Plus l’outil  est fonctionnellement riche, plus il connaît une évolution rapide, et plus l’utilisateur passe de temps sur la mise à jour de ses compétences, au détriment de l’objectif initial.

Dernier point : la santé puisque l’usage excessif des écrans peut avoir des impacts lourds: risque d’obésité, problèmes cardiovasculaires et respiratoires. Sur le plan psychologique tout est également question de dosage… Les risques liés à une utilisation abusive deviennent opportunités lorsque l’utilisation est encadrée, tout particulièrement pour les enfants.

Rendez-moi mon Télécran!

Les écrans sont positifs par l’interactivité qu’ils apportent. C’est le facteur de valeur ajoutée de ces outils technologiques par rapport à leurs homologues traditionnels. C’est elle qui permet aux enfants de développer des capacités cognitives.

Avant deux ans, tous les écrans non interactifs n’ont aucun effet positif. Mais les tablettes visuelles et tactiles correspondent au développement sensori-moteur de l’enfant.

De 2 à 6 ans, l’enfant expérimente le « faire semblant », c’est donc l’âge pour l’éduquer à l’alternance entre le virtuel et le réel.

Entre 6 et 12 ans, les logiciels éducatifs peuvent permettre d’améliorer des compétences de calcul ou de lecture. Mais c’est aussi la période pour apprendre l’autorégulation face aux écrans.

C’est encore l’interactivité qui permet à leurs parents de gagner du temps en multipliant les tâches. Virtuels, ils ne sont pas sujets aux ratures, à l’empilement. Seul le fouillis reste à éviter mais il s’agit là d’organisation!

Prenons un exemple professionnel avec la gestion de projet où l’utilisation d’appareils multimédia a favorisé la productivité. Les outils de travail collaboratif tels que Project Place permettent de bénéficier à distance de tout l’environnement offert par une salle de réunion. On peut :

  • parler
  • utiliser un tableau blanc
  • diffuser une vidéo
  • co-écrire un livrable en temps réel
  • diffuser des documents

Et tout reste accessible après la fin de la réunion ou peut être archivé. Et ce n’est que l’une des briques fonctionnelles de cet outil, permettant également :

  • La planification de projet
  • La communication rapide asynchrone au sein du projet (mur type réseau social)
  • La gestion des documents (GED)

Voici un autre exemple, où la valeur ajouté vient de la stimulation de l’utilisateur afin de  maintenir sa concentration (pendant une formation par exemple) :

  • Les objectifs sont exposés simplement. Le multimedia aide beaucoup à cela, par une approche visuelle ou par la possibilité de faire appel à l’imaginaire de l’utilisateur.
    Quel est le but à atteindre ?
  • Un cadre est posé à partir de métriques mesurables qui pourront être affichés de façon permanente et évoluer en fonction de l’avancement de l’utilisateur
    Quel sont les ressources temps & budget imparties ?
  • En adoptant une démarche interactive, l’expérience devient unique
    • L’utilisateur est acteur
    • Des jalons situent l’état d’avancement : tests, niveau de progression, notifications suite à des évènements, relance sur des points à approfondir par d’autres utilisateurs…
    • Les expertises sont stimulées successivement, conformément à la chaine de création de valeur

    Quelle procédure est mise en place pour réussir ?

  • A la fin de l’expérience, un bilan est posé, pouvant être accompagné d’un choix sur des activités additionnelles.
    Le but est-il atteint ?
  • Et si l’utilisateur obtient la reconnaissance du groupe, c’est gagné !
    L’utilisateur est motivé

Les écrans sont partout, et leur utilisation est ambivalente. Subis, ils inhibent la créativité en plaçant l’utilisateur dans le rôle du spectateur. Utilisés à outrance, ils peuvent même s’avérer nocifs à la santé.

Les impacts sont tout autres en les repositionnant à leur place d’outil au service de l’assimilation ou de la création de valeur. Ils permettent alors indéniablement à l’utilisateur, devenu producteur, d’être plus performants. Ils sont de puissants outils à condition de savoir… débrancher !

2 réflexions au sujet de « Des écrans à la création de valeur »

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